Et si Ali Bongo Ondimba rencontrait Jean Ping avant la présidentielle ?

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Libreville, le 29 Juillet 2021( NVG)- Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo viennent de marquer l’histoire politique de la Côte d’Ivoire voire du continent africain de ces dernières années. Deux frères adversaires politiques qui ont été impliqués dans la crise post – électorale 2010 – 2011 en Côte d’Ivoire, l’envoie de l’un à la CPI par l’autre, 10 ans de querelles et  autres, voilà que les deux se sont réparlés au cours d’un entretien voulu dans le but de confirmer la réconciliation d’un peuple meurtri.

La Côte d’Ivoire lance ainsi un message fort à l’endroit de deux personnalités politiques de notre pays : Le Chef de l’État Ali Bongo Ondimba et Jean Ping.

Adversaire politiques n’est pas synonyme d’ennemis politiques, faudrait – il le signifier à nouveau ? La politique sous les tropiques a longtemps fait croire que des adversaires politiques sont à coups sûrs des ennemis qui ne peuvent s’afficher  ensemble, échanger ni communiquer dans le respect d’autrui, la fraternité et la tolérance. Et à ce sujet, la presse joue un rôle nécessaire dans la mise en place d’un climat sociopolitique stable et serein. D’ailleurs,les deux ont maintes fois appartenu au même gouvernement ( sous  OBO) et pour la participer au développement de l’union Africaine.

Certes les évènements de 2016 ne sont pas à négliger, certains demandent d’ailleurs que justice soit rendue au nom du peuple gabonais pour arriver à une réconciliation nationale. Mais il serait incongrue et de mauvaise foi d’accuser un camp pour blanchir l’autre. En réalité, après les évènements post – électoraux en 2016, toute la classe politique de notre pays était à blâmer, sans exception. Mais comme l’a rappelé Alassane Ouattara devant les journalistes Ivoiriens, il faut penser à l’avenir de la nation. Il faut avancer en se servant des événements passés pour corriger le présent et préparer le futur.

Et dans ce sens, 2023 ne doit pas être 2016, en aucun cas. Si les deux hommes affichent dans les mois à vernir leur intention de se présenter à la future élection présidentielle, il faudrait qu’il se parlent au préalable. Le Gabon et les Gabonais ne méritent pas d’être suspendus dans un climat sociopolitique incertain tandis que 2023 approche à grands pas.

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