Justice : Manque d’eau potable à la prison centrale

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Libreville, le 28 Janvier 2022( NVG)- SOS prisonniers Gabon, ONG de défense des droits de détenus a, dans un communiqué de presse, fustigé cette énième violation des droits des détenus. Lionel Engonga Ella le responsable de cette ONG a indiqué que par manque d’eau à la prison centrale de Libreville, l’administration carcérale aurait exigé aux détenus de se cotiser pour faire venir les citernes d’eau.

Plus grande maison de détention du pays, la prison centrale de Libreville fait encore parler d’elle. Depuis quelques semaines déjà, les prisonniers seraient privés d’eau potable dûs aux problèmes d’adduction. << Mais depuis que la pénurie d’eau s’est aggravée, l’administration pénitentiaire somme les détenus de faire des cotisations, afin de faire venir les citernes d’eau>>, a fait savoir l’ONG SOS prisonniers Gabon.

Précisant les exigences qui auraient été faites par l’administration pénitentiaire, Lionel Engonga Ella indique que << les cotisations varient en fonction des quartiers. Les petits quartiers à 15000 f CFA et les grands quartiers à 40000f CFA >>.
Rappelons que la prison du Gros bouquet de Libreville compte 17 quartiers en droit commun dont 14 petits et 3 grands quartiers. Le montant global des cotisations serait de 330000f CFA. Pire encore, l’administration pénitentiaire mettrait la pression sur la tête des détenus incapables de s’acquitter de leurs cotisations, faute de moyens.

Aussi dans un communiqué, l’ONG SOS prisonniers Gabon a indiqué << Les prisonniers qui n’arrivent pas à se cotiser sont menacés d’être envoyés en cellule d’isolement>>. Une situation regrettable et inhumaine qui va à l’encontre des recommandations du comité international de la Croix Rouge ( CICR) qui énoncent que les besoins physiologiques minimaux d’un individu sont estimés à 3-5 litres d’eau potable par jour.

Face à cette situation de respect des droits des détenus, la ministre de la justice Erlyne Antonella Ndembet devrait prendre des sanctions sévères à l’égard des agents qui bafouent les droits humains.

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