Pamphlet : la société actuelle corrompt la jeunesse

Partagez

 500 vues

Libreville, le 27 Janvier 2021( NVG)- Les comportements jugés déviant voire obscènes, affichés ces derniers temps par les élèves en uniformes de plusieurs établissements de la capitale gabonaise, Libreville, ont été condamnés par le ministre de tutelle et l’ensemble de la société. Le premier cité a invité des chefs d’établissements à prendre des sanctions exemplaires à l’endroit des élèves qui sont et seront clairement identifiés dans chaque image de chaque vidéo et photo.

Dépravation des moeurs, atteinte à nos valeurs traditionnelles, us et coutumes, les élèves seraient sur le point de mener notre société à sa déchéance, pis, vers une perdition totale et absolue. Il faille hic et nunc sévir afin de hoter l’envie à d’autres élèves et pas  seulement, de reproduire de tels  comportements. L’objectif étant de démontrer que les autorités veillent à la sauvegarde des valeurs sociales et traditionnelles qui sont le fondement d’une nation.

Sauf que, tout comme l’interdiction créée la curiosité et qu’il soit interdit d’interdire, sanctionner ou sévir ne peut apparaître comme une solution à long terme dans ce cas de figure. Au contraire,la sanction pourrait inciter d’autres élèves à faire pire et surtout à voiler maintenant leurs visages et  uniformes, tout simplement. Et là, que ferons nous? L’école n’est – elle – pas à l’image de société dans laquelle elle évolue?

Il faut donc avoir le courage de le reconnaitre,une école malade est un indicateur notoire du Spleen qui s’est emparé de chaque élément qui constitue la société. Et pour le cas du Gabon, notre école est plus que malade, elle est maladive. La réponse aux comportements actuels de nos élèves aurait dû être la recherche depuis des décennies de solutions capables de guérir notre société. N’est ce pas à la racine qu’il faille traiter le problème ?

D’ailleurs, Jean Jacques Rousseau qui est enseigné aux élèves affirme, << La nature a fait l’homme heureux et bon, mais la société le déprave et misérable>>,  Dialogues, Rousseau juge de Jean – Jacques (1772-1776).

Si autant d’élèves ont donc le courage de s’afficher corps dénudés, dans des vidéos pornographiques en uniformes et  autres,il faut accuser la société dans laquelle ils sont nés et  évoluent, tout simplement. De ce fait, nous sommes tous coupables!

Copyright : lesnouvellesdugabon. ga

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *