Liberté de la presse ou liberté de diffamer?

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Libreville, le 20 Mai 2021( NVG)- L’éthique et la déontologie se posent avec acuité au sein de la presse gabonaise. Bafoués, le non respect de ces principes semble être devenue l’apanage des journalistes véreux, des  » verres  » qui détruisent ce magnifique fruit qu’est ce secteur sensé participer aussi bien à la  critique, à la diffusion des informations vraies valeurs et surtout participer au partage des valeurs de cohésion sociale.

Les journalistes ont certes des droits liés à leur profession, mais surtout ont un devoir citoyen. Collecter, traiter et diffuser, tel est le triptyque qu’est sensé mettre en évidence les acteurs de la presse. Or, il est devenu déplorable de constater que certains supers médias seraient devenus des experts en clientèlisme et marchandage à la solde de tiers personnes portées par la volonté de nuire à autrui.

Et dans ce pourrissement journalistique savamment orchestré,plusieurs autorités de notre pays sont constamment ciblées par des individus frustrés de voir que des réalisations objectives et salutaires se fassent sans eux. Les maires sont devenus des cibles privilégiés, ceux de Port – Gentil, Owendo, et maintenant celui de Libreville. Pour certains, le changement de paradigmes à la tête de leur municipalité est ce qui dérange, mais aussi parce qu’ils auraient osé mettre fin aux lobbies.

En tant que journaliste, << notre mission est celle de démêler le vrai de l’ivraie, et non d’être payés pour pondre des informations fausses, répandre des rumeurs non avérées sur des personnalités dans le but de nuire à leur image. La presse ne devrait pas être celle qui attise les braises de la déstabilisation de la cohésion sociale nationale >>, confie un enseignant du département de communication de l’UOB.

Les journalistes ne sauraient donc être épargnés en ce qui concerne l’application de la loi. << Aucun individu ne doit être la cible de diffamations portant atteintes à sa dignité et à son intégrité >>. Il ne s’agit donc pas de se mettre seulement en comité de soutien pour plaider la cause d’un confrère ayant tenu des propos diffamatoires,mais aussi de sensibiliser et d’enseigner aux uns et aux autres le respect de l’éthique et de la déontologie de la profession.

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