Justice : Imbroglio au dernier conseil supérieur de la magistrature

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Libreville, le 10 Novembre 2021( NVG)- Les travaux du dernier conseil supérieur de la magistrature présidés par le Président de la République, Président du conseil supérieur de la magistrature, n’auront pas fait que des heureux.

Depuis lors, les magistrats réunis au sein du syndicat national des magistrats du Gabon ( SYNAMAG) ne cessent de dénoncer plusieurs irrégularités, notamment l’examen de l’ordonnance no 011/PR / 2021. Pour le syndicat, cette ordonnance met en cause les compétences légales des chefs de juridictions et des services techniques prévus par la loi portant organisation de la justice dans notre pays.

C’est à ce titre que le SYNAMAG par la voix de son président Germain Nguéma Ella n’a pas manqué de dénoncer les irrégularités issues des travaux dudit conseil non sans inviter ses collègues à faire preuve de responsabilité dans le rendu des décisions judiciaires. Pour lui << … La justice est le dernier rempart des institutions et donc de la société. Le peuple gabonais a besoin de certitude lorsqu’il saisit la justice de son pays >>.

Aussi, pour dénoncer les fausses décisions de justice qui sont rendues dans notre pays, leader du SYNAMAG s’est exprimé en ces termes : << nous ne pouvons pas continuer à réclamer et clamer notre indépendance avec des décisions aussi iniques et préjudiciables pour notre société (…) les décisions grises qui sont rendues par notre justice ces derniers temps sont aux antipodes d’une justice indépendante et ternissent l’image de notre pays>>.

Allant dans le même sens, Germain Nguéma Ella a dénoncé l’intrusion du politique dans les affaires judiciaires pour éviter des  » décisions orientées « . Plusieurs de nos compatriotes croupissent dans les prisons par le non respect des délais de détention, tout ceci au mépris des dispositions de la loi. C’est dans ce sens que le leader du SYNAMAG déclare : << lorsque les faits ne sont pas établis l’accusé doit tout simplement être acquitté >>. Pour lui, il faut une séparation effective des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire pour éviter tous ces dérapages.

La corruption est également un élément à l’origine du rendu biaisé des décisions judiciaires. C’est à ce titre que le président du SYNAMAG rappelle à ses collègues de faire preuve d’impartialité dans le rendu des décisions :

<< le peuple gabonais a besoin d’une justice qui peut par nos décisions lui rendre ses routes volées, ses logements détournés, son eau et son électricité bloqués dans les comptes bancaires logés dans les paradis fiscaux (…) ses immeubles construits avec les derniers publics mais appartement à des privés qui en profitent en les faisant louer à nos administrations. Le peuple gabonais a besoin d’une justice qui le protège et le répare>>.

Au regard de ce qui précède, on serait tenté de dire que la prochaine rentrée judiciaire se ferait sur fond de contestation.

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