Liberté de la presse: Jean Claude Afa’a dénonce

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Libreville, le 4 Mai 2021( NVG)- Le président du réseau national des journalistes indépendants ( Renaji) dénonce les  dérives et discriminations dont sont victimes les hommes de médias.
Je  dénonce.

Je dénonce la manière avec laquelle les journalistes sont traités par les entreprises multinationales qui se font des bénéfices gigantesques, avec des budgets de communication énormes mais qui traitent la presse comme véritable mendiant qui leur demande l’aumône. Je dénonce ces grandes entreprises publiques,parapubliques et privées qui ne pensent pas à soutenir la presse locale mais qui enrichissent la presse étrangère à coups de mallettes.

Je dénonce ces grosses entreprises qui font semblant de soutenir la presse alors que la vraie raison est de la bâillonner. Je dénonce ces grosses entreprises qui profitent de la paupérisation de la presse pour lui proposer des contacts léonins qui ne profitent qu’a l’entreprise, puisque redorant son image,alors que le média se contente des pipis de chat. Je dénonce les directions de communication de ces différentes entreprises et leurs complices d’intermédiaires qui se sucrent sur le dos des médias.
Je dénonce les journalistes qui sont devenus des espions et autres agents de renseignements qui veulent être bien vus face à ces entreprises qui n’ont aucun respect pour la presse.

Je dénonce ces patrons de presse qui se prostituent volontairement avec ces grosses boîtes qui ne leur jettent des os déjà rongés par les chiens. Je dénonce le non respect des contrats volontairement signés par ces entreprises avec certains médias.
Je dénonce les menaces de certains profito – situationnistes à suspendre les contrats aux patrons de presse qui ne veulent pas se faire rouler dans la farine. Je dénonce le manque de solidarité des patrons de médias à faire respecter les clauses de ces contrats.
Je dénonce encore.

Je dénonce le groupe GSEZ et intermédiaires qui depuis plus de 9 mois n’honorent pas leurs engagements vis à vis des médias partenaires. Je dénonce la cupidité des compagnies de téléphones mobiles du Gabon, qui sous d’autres cieux accordent un peu plus d’attention aux médias.
Je dénonce le mépris avec lequel la Direction de la Communication de la SEEG traite de nombreux médias.

Je dénonce la cupidité de toutes les grandes banques qui sont en surliquidité mais ferment les portes aux  médias. Je dénonce la suffisance du groupe Bolloré qui est à l’origine de la vie chère au Gabon, et n’accorde que très peu d’importance à la presse. Je dénonce encore les acteurs de ce quatrième pouvoir qui se complaisent dans le On va encore faire comment. Le respect et la dignité ne se donnent pas, ils se méritent. La liberté de la presse ne décrète pas c’est le résultat de nombreuses batailles et parfois des sacrifices. Mais si nous nous contentons des miettes que ces grosses entreprises nous jettent à travers la fenêtre pour fermer nos clapets, nous ne sortirons jamais de l’auberge.

Et pour joindre l’acte à la parole, je vais ester le groupe GSEZ en justice des la semaine prochaine pour non respect des clauses du contrat. A la suite, je cesserait toute collaboration avec. La liberté est d’abord une affaire personnelle. Et je m’affranchis de toutes ces friandises qui sont en réalité des somnifères qui ont pour objectif de me maintenir dans la caverne de la dépendance.

Jean Claude Afa’a
Président du Réseau national des journalistes indépendants.

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