Ministère des eaux et forêts : le spectre d’une journée tendue se précise

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Libreville, le 1 Juin 2021( NVG)- Au ministère des eaux et forêts, plus rien ne semble s’arranger entre l’administration et les agents qui y exercent. Pis, la hache de la confrontation serait de sortie ce mardi.

Pour cause, ayant repris leur mouvement de grève depuis le mois de février de l’année en cours, par les moyens de sifflets, vuvuzelas, chants et musiques, les agents grévistes réunis au sein du Synapef, ont reçu une note circulaire émanant de leur administration et leur signifiant que << à compter de ce mardi, l’accès au ministère sera réglementé et aucun objet susceptible d’être utilisé pour causer des troubles à l’ordre public ne sera admis dans l’enceinte du ministère >>. Ils sont accusés de nuisances sonores dans l’enceinte du ministère.

Pour rappel, la grève au ministère des eaux forêts a débuté le 15 juin 2020, suspendu le 01er septembre 2020 après la signature d’un protocole d’accords avec le ministre de tutelle et des incidents au sein du ministère, dont les grévistes accusent de ne pas avoir tenu à ses engagements aujourd’hui, elle a repris le 18 février 2021. Cette grève générale illimitée entraine depuis lors une véritable paralysie au sein du ministère, vivement que le plus haut sommet de l’État prenne enfin à bras le corps ce dossier.

Suite à l’annonce du Secrétaire  Général du ministère, les agents grévistes dénoncent donc << l’usage illégal de la force publique pour bâillonner les syndicats et réduire les agents grévistes au silence. Le Synapef dénonce avec vigueur cette  dérive autoritaire de trop et prend à témoins les plus hautes autorités de l’État, sur la violence physique que le ministre chargé des eaux et forêts entend définitivement utiliser comme mode de règlement de la crise sociale dans ce département>>.

Les événements de l’année dernière n’ont pas la mémoire courte, des pères et mères de familles gazifiés à la bombe lacrymogène, certains transportés au sein des centres de santé pour y être soignés. Madame le premier ministre devrait appeler toutes les parties sur la table de négociations afin que le pire soit éviter.

 

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