Un costume devenu lourd à porter pour le ministre de l’éducation nationale

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Libreville, le 1 Février 2021( NVG)- Pour une énième fois, la fusion entre l’éducation nationale et l’enseignement supérieur, deux secteurs sensibles dans notre pays, semble devenir un trop lourd fardeau à porter pour un seul individu, soit il épaulé par un délégué. Les dérivés des élèves constatés depuis et actuellement dans les établissements secondaires, la dégradation des infrastructures de nos universités et grandes écoles ou instituts, les grèves des enseignants, ne sauraient favoriser la continuité d’une telle fusion.

Le summum de l’échec a été atteint par l’affrontement entre élèves du Lycée Technique National Omar Bongo et du CES d’Owendo.
<< Les autorités doivent comprendre que c’est un échec.
On a pensé bien faire en fusionnant les deux secteurs pour permettre une transversalité logique dans la gestion des affaires, mais force est de constater que nous avons échoué brillamment. Et ça, il faut le connaitre >>, a déclaré un enseignant actuellement en formation pour le titre d’inspecteur pédagogique de 2nd degré.

La jeunesse est – elle toujours autant sacrée aux yeux de nos autorités ? Non pas que le ministre actuel ne soit pas compétent, simplement il faudrait revenir à un système qui prenne en compte les exigences et impératives de chaque secteur. Les dérives actuelles des élèves expriment le malaise même de notre éducation, de notre société.

Exclure des apprenants, fermer des établissements non pas pour cause de Covid – 19 cette fois ci, mais pour affrontement, sont – ce des solutions définitives qui guériront l’école gabonaise ? Reconnaitre s’être fourvoyé est signe de sagesse, si notre système ne fonctionne plus, il faudrait voir ailleurs ce qui fonctionne et qui pourrait être adapté dans notre pays.

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